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Urgence sociale : des mesures gouvernementales insuffisantes alors qu’il faut un véritable changement de cap sur les salaires et la fiscalité.

 

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Réaction de la CFE-CGC aux premières mesures annoncées le 10 décembre par le président de la République face à la crise dite des « gilets jaunes ».


Après avoir longuement reçu, à l’Élysée, les partenaires sociaux et les représentants des élus nationaux et locaux, le président de la République a annoncé plusieurs mesures visant à répondre « à l’état d’urgence économique et sociale » qui agite le pays. S’il semble avoir saisi le malaise d’un corps social malade, la CFE-CGC attend des réponses beaucoup plus ambitieuses pour traiter en profondeur les problèmes structurels liés aux salaires et à la fiscalité.

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Table ronde sur les rémunérations variables

Le vendredi 19 octobre dernier se tenait une « table ronde sur les rémunérations variables ». Il s’agissait, selon la direction, d’un groupe de travail…surtout pour elle car son objectif était de nous présenter ce qu’elle veut faire en 2019 et voulait voir comment allaient réagir les OS mais, en aucun cas étudier ou discuter nos propositions.

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l’inquiétante progression de l’absentéisme au travail

FOCUS

Dégradation des conditions de travail, désengagement, vieillissement de la population…

Avec 17,2 jours d’absence en moyenne par salarié en 2017, l’absentéisme a atteint  son plus haut niveau depuis 10 ans, selon une étude du cabinet Ayming.

 Dix ans déjà que le Baromètre de l’absentéisme au travail et de l’engagement réalisé par le cabinet Ayming rythme l’actualité sociale de l’automne. Ce baromètre (téléchargeable ici) s’appuie sur une large base statistique de 46 500 entreprises interrogées employant plus de 1,8 million de salariés du secteur privé. Il est complété par une étude qualitative réalisée auprès de 1 000 personnes portant sur leur engagement dans l’entreprise, conduite en mai 2018 par Kantar TNS. Un taux d’absentéisme en progression constante.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Allocations chômage dégressives pour les cadres : quand le gouvernement s’essaye au populisme.

Le populisme est le moyen de propagande par lequel un dirigeant politique désigne une catégorie sociale à la vindicte des autres et ce afin de détourner leurs regards de la nature des vrais problèmes. L’opération de communication engagée en plein mois d’août par le gouvernement, relayée par quelques éditorialistes et députés en service commandé concernant la dégressivité des allocations chômage pour les cadres relève exactement de ce procédé nauséabond.

L’assurance chômage est un système assurantiel et contributif. Aux données de 2017, 42 % des ressources du régime sont assurées par les cotisations sur les salaires des cadres. Ces derniers concentrant pour leur catégorie 15 % des dépenses en allocations. Ainsi les cadres contribuent à hauteur de 27 % à la solidarité inter-catégorielles qui permet au régime d’exister et de donner des allocations à toutes les catégories et notamment les plus exposées au risque du chômage.

La dégressivité des allocations est inefficace sur le plan économique et néfaste sur le plan social. Raison pour laquelle le principe de dégressivité a été abandonné en France comme dans beaucoup de pays d’Europe. Poussé qu’il est d’accepter un emploi sans rapport avec ses qualifications, un salarié au chômage bascule beaucoup plus vite dans la précarité sociale. Consulter les travaux des experts scientifiques sur ce sujet éviterait à beaucoup de temps et de salive perdus à colporter les bonnes idées de coin de bar qui font l’attrait du café du commerce pour tous ceux à qui gouverner la France n’impose pas de prendre un peu de hauteur.

Désigner la catégorie des « cadres », la plus contributive au régime, comme une source disponible à générer des économies est le signe de la misère intellectuelle du populisme le plus vulgaire. Des gisements immenses existent aux économies pour pérenniser le régime.

En premier, les 4 milliards liés à l’usage abusif de la « permitence ».

Les économies, elles, se feront naturellement en réduisant fortement les 300 jours d’inscription en moyenne au chômage avant un retour durable dans l’emploi. Il faudra pour cela des moyens et une volonté stratégique qui font cruellement défaut à la direction de pôle emploi. Travailler sur l’encadrement et la requalification des chômeurs, libérer les conseillers de pôle emploi d’une gestion par les coûts et les indicateurs, voilà quelques clés pour produire un effet positif sur le niveau d’emploi en France.

Mais il faut pour cela sortir de la politique des lieux communs et des idées reçues. Il nous semblait jusqu’alors que le populisme et ses vielles recettes grossières faisaient partie des « tabous » de ce gouvernement. On sait désormais que non. 

 

PP  26 01/10/2018

 

CFE-CGC

 

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Pierre Jan

 

Relations Presse et institutionnelles

 

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Le CDI intérimaire sanctuarisé par la loi « Avenir professionnel »

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Le projet de loi Pénicaud II pérennise et sécurise juridiquement ces contrats. En un peu plus de quatre ans, 36.000 ont été signés.

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